Boston Marathon 2017

Introduction

Course tant attendue, que ce mythique marathon de Boston ! Le 17 Avril 2017. Ce marathon a la particularité d’être de renommée mondiale et aussi assez tôt dans le calendrier. Deux bons arguments pour me motiver à y aller. L’année dernière je m’étais présenté sur le marathon d’Ottawa fin Mai et je m’étais grillé les jambes pour les premiers triathlons car Ottawa est bien plus tard dans le calendrier !

Préparation

Par contre un marathon au mois d’Avril, cela signifie une préparation hivernale, donc 90% de mes entraînements sont faits sur tapis roulant. Le gym où je vais ne dispose pas d’air climatisé ni même d’une bonne ventilation, les 16 semaines d’entraînement se passent bien, j’inonde de transpiration les tapis roulants à chaque session mais je me conforte en me disant que si le jour de la course il fait chaud et que cela surprend tout le monde au moins je serai prêt. Par contre un gros doute sur ma vitesse de course à l’extérieur. Je ne ferai que 3 sorties à mon rythme marathon à l’extérieur la semaine précédent le marathon (des intervalles de 5 min à 20 min à l’allure marathon qui se sont bien passés).

Pré-couse Samedi et Dimanche

Je passe le weekend chez des amis qui résident à Boston. Ils connaissent tous deux très bien le parcours et l’ont même fait à plusieurs reprises. Ils m’expliquent tout en détails, cela semble fantastique. On prend nos dossards dès le samedi matin 9h (dès l’ouverture de l’expo) après avoir fait une petite course à pied spéciale Boston.

Lien strava

Récupérer son dossard dès l’ouverture fût une excellente idée car lorsque nous sommes ressortis de l’expo la file d’attente était tellement longue qu’elle s’étendait de l’intérieur du hall d’expo jusque dans la rue !

On profite de l’expo en testant pas mal de produits et en achats de vêtements à l’effigie de la course puis un petit tour de vélo dans Boston pour faire un peu de tourisme et la journée passe vite.

Dimanche, repos ! On célèbre pâques avec les familles respectives de mes amis, et on mange toute la journée ! On ne rentre pas trop tard et on prépare nos sacs et affaires pour le lendemain.

Jour J

Le réveille sonne à 6h30 mais je suis déjà debout depuis 6h10, un vrai enfant un 26 décembre. Petit déjeuner habituel, on prend nos affaires et on appelle Uber pour qu’il nous amène aux navettes de l’organisation. On dépose nos sacs d’après course puis on prend une navette vers 8h (l’orga me conseillait 6h pour ma vague de départ, mais arriver à 7h sur la zone de départ pour ne commencer qu’à 10h c’est un peu absurde). Nous arrivons sur la zone de de départ à 9h, rapide photo de groupe et un tour au pipi room qui prend 55 min d’attente et c’est en trottinant à bon rythme que je rentre dans mon caisson de départ à 9h59 !

J’allume la Garmin et le décompte des 10 dernières secondes est déjà lancé.

La course

10h coup de pistolet ca part gentiment, un peu de trop, étant arrivé dernier dans mon caisson je subi le rythme donc pas le choix de rester derrière pour le moment car le pack est vraiment condensé. Mon objectif est de rester autour des 4min au km pour la première moitié et 3’55’’/km pour la seconde moitié. Mais, force est de constater que ce ne sera pas possible pour au moins les deux premiers kilomètres. Le rythme imposé est un peu plus lent mais rien de grave. Dès le 3eme kilomètre j’arrive à courir à mes allures souhaitées. Du coup j’essaie de boucher mes secondes de retard. Le soleil est de la partie, il fait beau et chaud, des ravitaillements en eau et boisson sport sont là tous les miles. Les kilomètres défilent à Vitesse grand v. Et je me surprends à voir déjà le cap des 10km sur ma montre. Les spectateurs sont extrêmement nombreux tout le long du parcours et hurlent à pleins poumons. Je slalome beaucoup pour dépasser, tantôt tout à droite et tantôt tout a gauche de la route. Je me dis que je vais avoir plus que 42.2km à zig-zager de la sorte.

Je surveille mes temps de passage, je suis constant, pile poil 20 min pour chaque 5km.

Le parcours est plaisant, la météo au top et les spectateurs sont infatigables et ils nous encouragent constamment. Je passe le 21eme kilomètre en 1h24, puis arrivent les fameuses montés de Heartbreak hill qui se passent sans problème. Puis les 5 derniers miles, je reste en contrôle, je surveille le rythme tout se passe à merveille. Pendant l’ensemble de la course je n’ai gardé qu’une seule et unique idée en tête “je suis en contrôle” je me suis répété ça à nombreuses reprises sous différents angles et je reste convaincu que j’étais et je suis resté pendant toute la course en contrôle.

Finalement on rentre dans Boston, mes jambes sont lourdes et douloureuses, mais rien à voir avec mon précédent marathon où je décomptais les kilomètres un par un. Ici ca va, je suis vraiment en contrôle. On aperçoit la ligne d’arrivée au loin, je regarde ma montre 2:48:28 aller 1’30’’ pour finir sous les 2h50 !! La ligne semble loin mais faut le tenter alors je sprinte, ma montre à déjà 42.2km et je cours les derniers 300-500m en 3’25’’/km mais cela ne suffira pas et passe la ligne en 2:50:01. Fatigué et bien content, avec un kilometrage de 42,4km (mes amis aussi ont eu un milage de 26,4 au lieu de 26,2 miles prévus)

Lien Strava

Post course

Une longue marche nous attend pour récupérer nos sacs déposés quelques heures auparavant, se faire enrouler dans une couverture de survie, se faire servir un lunch sur le pouce, une médaille et une photo finish le tout avec beaucoup de félicitations. Je retrouve mes amis, on se félicite et direction le steak house pour tous aller manger un veggie burger frites avec une bière. Le métro de Boston est gratuit pour les coureurs, on rentrera donc à l’appartement par ce moyen de transport avant de ressortir pour une fête post Boston Marathon.

Laisser un commentaire