IRONMAN 70.3 Mont Tremblant, 2016

4 semaines après le marathon d’Ottawa arrive la seconde course principale de l’année ; le demi IM de Mont Tremblant. Les inscriptions sont fermées quelques heures seulement après l’ouverture de celles ci, c’est dire que l’événement fait carton plein.

Les 4 dernières semaines de préparation sont en fait de la récupération du marathon. Que du léger en entrainement afin d’attaquer cet ironman le moins fatigué possible.

Concernant les objectifs je souhaite faire un sub 30min pour la nage, un sub 2h30min pour le vélo et sub 1h30 pour la course à pied. Ce qui me donnerai idéalement entre 4h30 et 4h40 pour le résultat final.

Nous sommes une équipe d’une 20ène d’athlètes qui se retrouve pour les évènements de la fin de semaine entre le 5150 et le demi IM. On suit de très près les épreuves du samedi, encourageant nos amis pendant leurs efforts. La chaleur est déjà bien présente, et l’organisation nous rassure ; la chaleur sera plus intense le lendemain.

Dimanche 26 Juin :

Les affaires sont prêtes, et on programme une grasse matinée pour le jour J. Notre départ est prévu à 9h. Jamais je n’aurai eu un départ aussi tard, même les professionnels débutent à 8h! La zone de transition ferme à 7h15, donc la grasse matinée est brève, on laisse toutes nos affaires de transition à même le sol, c’est une grande première pour Ironman ! On se fait marquer, et c’est juste le numéro de dossard, on me refuse de noter mon âge. C’est toujours ca de moins à frotter sous la douche le soir !

La plage de Tremblant est pleine d’athlètes et de touristes, l’hymne national est joué un Jet supersonique passe au dessus de nos tête revêtues de latex. Lionel Sanders est là en favoris je me tiens à quelques pieds de lui avant sont départ et l’observe avec attention pendant sa phase de concentration d’avant course. 8h le départ des pros est donné puis 8h04 c’est au tour des féminines pros puis débutent les départs des groupes d’âge.

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Arrive enfin ma vague de départ, je me place première ligne tout à droite alors que la majorité des athlètes se placent à gauche. Un gars a coté de moi me demande s’il peut s’accrocher a moi pour sortir en +/- 30min et je lui confirme que c’est ce que je planifiais de faire.

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9H pétantes, coup de canon et ça décolle au quart de tour, un peu de bousculade, rien de trop brutal pour un triathlon. L’eau est « chaude » peu de vagues et les bouées arrivent vite. On rattrape rapidement les nageurs plus lents des deux (ou trois) vagues de départ qui nous précèdent. Je nagerai plutôt droit pour une fois, mais dès le premier virage je me retrouve tantôt a gauche tantôt a droite ! Dommage le premier kilomètre était vraiment propre.

Je m’extirpe de l’eau regarde ma montre 29’ et quelques secondes ! Cool je suis dans les temps ! Je trouve 2 wetsuit peelers de disponible qui m’enlèvent la combinaison et je pars rejoindre ma bicyclette.

Temps nage officiel : 31’05’’ et T1 en 3’29’’

On saute sur la machine qui va vite, on enfile les pompes, je place mes barres de céréales dans mes poches, je serre les chaussures et roule ma poule. Ici l’objectif est de tenir une moyenne entre 36 et 38km/h tout le long des 90km. La route n’est pas bien large et nombreux sont les athlètes devant. Je roule principalement au milieu et à gauche avertissant les autres lorsque j’arrive sur eux. Le trafic malgré sa densité se gère plutôt bien, je m’attendais à des athlètes plus récalcitrant mais pas de frayeur pour ma part durant tout le parcours.

Le tracé est borné tous les 10km, à la première borne je regarde mon temps de passage prévu (bout de papier que j’ai scotché à mon cadre) je devrai être entre 15’ (38km/h) et 17’ (36km/h). Je regarde ma montre : 15’ et quelques secondes. « Ok on continue sur le même rythme, on lâche pas ». On monte sur l’autoroute (la 117) et je suis assez surpris de voir quelques bosses. Tous les commentaires que j’ai lu disaient « l’autoroute est la partie plate du circuit. » Certes les pentes sont faibles mais je me retrouve debout sur le vélo à moultes occasions.

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Les descentes sont également rapides, le GPS enregistrera sur cette portion une pointe à 69km/h. Des petits coups de vent nous rappellent à l’ordre de bien tenir son vélo mais rien de trop brutale, ici on a majoritairement le vent de dos. Puis arrive le demi-tour. Et on sent aussitôt le vent de face, on se fait petit et on continue de pédaler comme à l’aller. Je passe devant une tente de pénalité, elle est pleine à craquer ! Tous ces athlètes qui se sont fait attraper à drafter j’imagine. C’est sur qu’avec cette densité cela incite à «enfreindre » les règles. Je croiserai pas mal d’officiels à moto et également à vélo, je ne verrai pourtant aucun carton de distribué. Par contre j’ai constaté pas mal de suceurs de roues tout au long du parcours.

Je regarde mes temps de passage religieusement tous les 10km, je suis toujours bien dans ma fourchette entre 36 et 38km, S’en suit le chemin Duplessis sans encombre et je pose le vélo en 2h28’18’’ (36,4km/h de moyenne), bien satisfait.

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La chaleur se fait tout de suite ressentir une fois à pied. C’est parti pour 21km sur un parcours que je connais bien. J’aime les montés du début et de la fin, c’est dans ces portions que je me démarque le plus des coureurs, donc j’en profite à cœur joie. Les premiers km sont couru en 4’05 – 4’10/km. Mais la chaleur rend la course difficile, km6 mon rythme descend à 4’15 – 4’20/km puis km14 à 4’40 et cela va en diminuant de plus en plus. Je m’accroche pour ne pas marcher, et de ne pas trop faire la grimace. Cette course à pied ne se passe pas du tout comme prévu. C’est mon sport favori et c’est là où aujourd’hui je pêche le plus. J’en ai marre je décompte les kilomètres 1 par 1… Puis on sort finalement du pti train du nord, retour sur le village, où je retrouve mes bosses, je retrouve le sourire et enfin des coins d’ombre. On se fait arroser par les villageois et je termine à bon rythme les 3 derniers kilomètres. Je termine le semi en 1h36… pire qu’à Las Vegas dans le désert du Nevada !

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Mais cela reste ma meilleur performance pour un 70.3, 4h40’48’’. Je reste satisfait de ma nage et de mon vélo. Je file me faire masser, avale une poutine et je retrouve mes amis qui arrivent petit à petit, j’aurai même l’occasion d’échanger quelques mots avec Lionel Sanders qui attendait lui même des membres de sa famille qui participaient au 70.3. Maintenant il ne reste plus que deux semaines pour récupérer et arriver au triathlon de Toronto le moins fatigué possible.

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