Marathon d’Ottawa, Mai 2016, par Olive

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Inscrit depuis Novembre 2015, c’est avec minutie que je peaufine mon entrainement pour cette course. Premier marathon, (hors triathlon) je me fixe comme objectifs un sub3h et une qualification pour le marathon de Boston 2017. Mon actuel PR marathon lors de l’ironman de Muskoka est de 3h28.

Je reste actif en course à pied pendant les longs mois hivernaux de Montréal et je suis religieusement mon plan d’entrainement sur 16 semaines dès le mois de Février. L’hiver 2016 n’étant pas « trop » froid la plupart des entrainements se font en extérieur sauf les intervalles (la piste d’athlétisme étant une patinoire jusqu’à fin Avril)!

Le plan se déroule sans accros, 95% des sorties sont faites « à la fraiche », pantalons longs, 2 voir 3 épaisseurs sur le haut du corps, gants et bonnet. Puis mi-mai le printemps arrive enfin et lors de la semaine de la course arrivent sans prévenir des coups de chaleur à +30ºC.

L’organisation du marathon nous envoie des courriels pour nous préserver de la chaleur, elle nous demande de revoir nos objectifs à la baisse, elle décale les autres épreuves de course pour les faire démarrer plus tôt afin de ne pas courir aux moments les plus chauds de la journée.

Le jour du marathon, le départ est à 7am, la température prévue est de 21ºC à 7h et 29ºC vers 11h. On se réveille à 4h50, déjeunons puis partons rejoindre la ligne de départ vers 6h40. La couverture nuageuse permet de bloquer les rayons du soleil, c’est plutôt bon signe ! Il fait chaud mais le soleil n’est pas en radiation direct avec nous. La ligne de départ est déjà bien rempile, c’est assez délicat de rejoindre mon caisson et je me résigne à rester derrière le « pacer » 3h05.

7h le départ est donné et les 4400 coureurs s’élancent. Le pack est dense et on ne se marche pas dessus, même si cela n’est pas simple de doubler, ca avance.

Le premier km est fait en 3’58’’ ce qui est un peu rapide, mais le groupe ne permet pas de vraiment courir à son rythme. Puis le pack s’étire et plusieurs petits groupes se forment.

Les sensations sont correctes, pas une forme olympique, mais c’est ok. Je reste avec mon petit groupe les 5 premiers kilomètres, en tête de ce groupe une femme donnant l’allure et maintenant le 4’05’’/km. Je suis épaté par son rythme et je reste sur ces talons. Mais au km 5 elle relâchera l’effort et je quitterai ce groupe pour continuer sur ce même rythme jusqu’au km 17. Le km 18 est un peu plus lent 4’15’’ je relance un peu puis mon rythme oscille entre 1km a 4’05’’ et le suivant en 4’15’’. Je passe le km21 en 1h27’ je me dis que 2h56’’ est à ma portée si je garde le même rythme. Je suis rejoins par un coureur qui me dis qu’il me chasse depuis le début, nous courrons et parlons ensemble pendant un bon bout, et on joue un peu au chat et à la souris. Il passe et repasse devant moi de plus en plus souvent, et je me demande même qui de nous deux va craquer le premier.

Notre rythme oscille toujours sur les mêmes base, 1km a 4’ et le suivant en 4’15’’.

Vers le km28 mes jambes commencent à me faire souffrir. Km 30 le cœur va bien, le souffle va bien, pas de surrégime, mais les jambes sont douloureuses, je ne peux pas trop accélérer, je me contente de tenir le rythme en serrant un peu les dents. Km 35 je suis repassé devant le coureur avec qui on s’échangeait quelques mots et aussi quelques relais pour se protéger du vent puis km38 il craque et ralentit, je le reverrai que fois la ligne d’arrivée passé.

Les derniers kilomètres sont long (42.2km c’est très long effectivement). Je décomptais les kilomètres depuis le 32ème ! Me répétant « plus que 10k », « plus que 9k », « plus que 8km », etc etc…. Mais réussir à reprendre 1 à 1 d’autres coureurs qui « frappent le mur » ou décélèrent aide grandement à garder sa concentration et son rythme.

Dans les deux derniers km le parcours se regroupe avec celui du demi marathon, des coureurs plus lents arrivent en masse devant toi. D’un coté ça donne la pêche de voir du monde, mais d’un autre coté, il ne faut pas se faire enfermer derrière un groupe et tout le temps anticiper ces zigs-zags pour se frayer un chemin.

Cela paraît assez long et sans fin, on a juste envie d’en finir, les jambes piquent et brulent autant les quadriceps que les mollets, et ceci depuis le km28 ou 30. Enfin, on aperçoit un panneau 200m puis on voit la ligne, et le chrono. Je finirai en 2h57’00’’ ! Très satisfait du résultat qui me qualifie pour Boston, j’attendrai mon ami coureur qui arrivera 40secondes derrière moi et m’annoncera que son temps normal de marathon est 2h54, mais qu’avec les conditions météo actuelles cela n’était pas possible de renouveler son meilleur résultat.

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On attrape nos médailles, une collation et c’est en boitant que je rentre prendre une bonne douche puis refaire le plein de glucides dans un bon steak house!

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