TORONTO TRIATHLON FESTIVAL (TTF) 2016

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Après avoir suivi les conseils d’un ami, je décide de m’inscrire au TTF. Apparemment le parcours vélo est spectaculaire. De surcroit je ne suis jamais allé à Toronto c’est donc sans hésitation que je m’y inscris accompagné de ma femme et de notre ami.

Le weekend s’annonce beau et chaud, l’objectif pour moi est de faire un PR sur cette distance (le PR actuel est de 2h17’) et un top 3 dans mon groupe d’âge.

Je regarde tous les chronos des années précédentes sur l’épreuve et le top 3 se joue sous la barre des 2h10’. Je suis conscient que c’est sur la nage et le vélo où il va falloir que je pousse fort car tout les chronos de course a pied dans mon groupe d’âge sont autour des 40min ou plus, et je sais d’ores et déjà que je serai autour des 38’ sur cette partie.

La zone de transition est bien organisée, suffisamment de place pour poser ses affaires sans que le voisin n’empiète sur ma place. Les chaussures sont clipées sur le vélo, deux gels fixés sur les reposes bras que je devrai mettre dans mes poches une fois sur le vélo.

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Ed, Jess et Olive

On se dirige vers une petite aire d’échauffement qui est mise à la disposition des athlètes, mais il est très difficile de s’y préparer, cette zone, attribuées aux sportifs, est si réduite que nous sommes dans l’impossibilité de faire un échauffement adéquat, nous ajustons nos wet-suit et soulageons nos vessies. L’eau est assez froide dès que l’on reste immobile et l’ouverture tardive de la zone d’échauffement fait qu’on ne peut rester que 2 ou 3 minutes dans l’eau.

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Le départ est prévu à 6h54, on se place dans l’eau, et je me retrouve en plein milieu sur la première ligne. C’est moins évident de se positionner lorsque l’on est dans l’eau que sur la terre ferme !

Apres 1 a 2 min d’attente à garder le bras gauche à la surface pour ne pas perdre le signal GPS, le coup de départ est donné. Je pars en sprint, étant en 1ere ligne je ne veux pas subir le rouleau compresseur de la horde qui se trouve à mes pieds. La première fois que je relève la tête pour m’orienter, je suis déjà à la première bouée ! Wahou que ca va vite. Et de plus, il n’y a qu’une personne devant moi !! Je rejoins au plus vite ces pieds qui sont déjà accrochés par un autre athlète. Donc je me place sur le coté du leader au niveau de sa hanche et laisse l’autre athlète dans les pieds de ce dernier (qui est premier).

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Ca avance bien, arrive rapidement le demi tour, et à ce moment on prend le soleil en pleine face ! Je ne peux même pas voir le nageur juste devant moi, il est impossible d’apercevoir la prochaine bouée.

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Je trouve une paire de pieds, m’y accroche et je ne peux qu’espérer que le gars sait ce qu’il fait. Je m’en remets à lui. Il semble ne pas nager droit, je cherche un autre nageur, sans succès, est-ce moi qui ne vais pas droit ? (Je penses qu’effectivement c’est ce qui c’est passé). En v’là 2 qui me dépassent, j’essaie d’accrocher et je nage le retour sans aucune notion d’où je me trouve. Dernier virage pour rejoindre la sortie, le soleil est maintenant de coté donc on retrouve une visibilité par rapport à ce qu’il se trouve devant. Enfin !

Je m’extirpe de l’eau, un coup d’œil à la montre : 24minutes et quelques secondes. Je ferai le 5ème meilleur temps de mon groupe d’âge (je n’ai aucune notion de ma position pour le moment).

La T1 se passe en 1’46’’ je ne réalise pas une transition éclaire mais c’est correct.

Je saute sur le vélo de triathlon, enfile les chaussures, place mes deux gels dans mes poches et en route. Pour cette partie, l’objectif est de m’approcher des 60min pour boucler ce parcours. C’est un tracé roulant de 38km avec 200m de D+, le tout sur l’autoroute en plein centre de Toronto. Le revêtement est mitigé, des bonnes parties lisses suivies de parties jalonnées de trous. On a le vent de face les premiers 20km, c’est assez difficile de rouler à plus de 36-38 km/h sur cette première moitié. J’essaie de garder la tête baissée le plus possible tout au long du trajet et je consulte mes temps de passage tous les 5km.

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Je suis parmi les premiers de mon groupe d ‘âge, en visu j’ai 1 gars à 60m devant et 4 ou 5 autres derrière moi. On joue au chat et à la souris, on a tous un profil différent, certains sont plus rapides en descente, d’autres sur le plat, et moi je repends tout ce monde en monté. Le groupe de 4-5 cyclistes que l’on forme s’étire et se reforme tout le long de ces 20 premiers kilomètres et arrive le demi tour au milieu de l’autoroute. Grosse relance, je reprends la tête et le vent de dos se fait ressentir tout de suite. Je suis sur le 53×11 et consulte le GPS : 53km/h sur le plat. Je me fais vite reprendre par un athlète un peu costaud qui hurle de plaisir d’avoir enfin le vent de dos ! Vu le profil de cet athlète je sais que je peux le laisser partir (vu sa puissance à vélo, il faut mieux que je n’essaye pas de le suivre), à la première monté je l’aurai rattrapé. Et même s’il creuse un écart de 2min sur le vélo, je l’aurai à pied.

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Photo de Daniel Clarke

Km 25 je mange un gel, le groupe de 4/5 est toujours complet, s’étalant sur une bonne centaine de mètres. Je garde le 1er du groupe à « porté de tir » sans pour autant l’attaquer. Je sais que si je pose le vélo 1min derrière lui c’est ok pour le reprendre sur la course à pied.

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Les 15 derniers km se font en profitant du spectacle offert par le parcours, rouler sur cette autoroute au milieu des gratte-ciels est spectaculaire. Je continue de consulter mes temps de passage tous les 5km pour garder ma moyenne entre 38 et 40km/h. Puis on arrive rapidement à la fin du parcours, on retire les pieds des chaussures et on saute du vélo. Les deux premiers athlètes de mon groupe d’âge sont juste devant moi, et j’ai 1 athlète sur les talons.

Tps 40km/h / Km/ Tps 38km/h
Tps 40km/h – Km – Tps 38km/h

J’effectuerai le parcours vélo en 1h02’ (39km/h de moyenne, 3ème temps de mon groupe d’âge).

On pose les vélos (en plus on est cote a cote au rack d’accrochage). On s’encourage, les gars enfilent leurs pompes sans chaussette, je les félicite pour leur courage car pour moi ce n’est pas possible de courir sans chaussette et leur dis que je vais les revoir très bientôt alors que je prends plus de temps qu’eux dans ma transition. C’est avec une avance de 10secondes que mes deux concurrents partent pour la course à pied.

Et dès le premier kilomètre de course je serai déjà devant eux. Je les encourage et continue sur mon rythme de entre 3’45’’ et 3’50’’ /km. Le parcours est plat, ensoleillé avec un vent de face sur les 5 premiers km et bien entendu de dos sur les 5 derniers. Ce rythme de course me permet de bien profiter du parcours sans être en dehors de ma zone de confort, je garde mon effort constant tout le long et reste en contrôle sur la course jusqu’à l’arrivée. Quelques points de ravitaillement (juste de l’eau, un peu « tiède » à mon goût est offerte. Je remercie les bénévoles, en passant, je n’utiliserai pas mon gel prévu pour la course.

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Je termine ce 10km en 38’06’’ (3’49’’/km) ce qui me classe 1er de mon groupe d’âge et totalise un temps de 2h08’ pour ce triathlon. Le second de mon groupe d’âge terminera trois minutes derrière moi.

Une fois arrivé on nous remet une médaille, hamburgers, bière, McCafé. L’ambiance est bonne le climat très agréable. Les résultats sont imprimés et affichés au fur et à mesure. J’attends Jessica sur les bords de l’arrivée, elle terminera également 1ere de son groupe d’âge ! On attend une petite heure les podiums, on récupère une nouvelle médaille, puis on rentrera à l’appart en vélo pour retrouver la voiture qui nous ramènera jusqu’à Montréal.

 

Activité sur Strava

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