Triathlon MEC format Sprint à Oka.

MEC Rebrand 20130618

Après 4 semaines de vacances, pratiquement sans sport, en buvant des margaritas sur la plage et du champagne quotidiennement. Le retour à l’entrainement est assez dur! Les premiers entrainements sont lent, très lent. Je m’essaie aux intervalles, retourne à la piscine et les résultats sont très décevant. Mais aucune course n’est en vue donc c’est juste un petit coup au moral de voir des chronos si lents. Deux semaines après le retour à l’entrainement on m’informe d’un triathlon sprint : Triathlon MEC le 18 Septembre dans le parc naturel d’Oka. Je n’ai jamais fait de distance sprint, et je pense que c’est un bon moyen de me remotiver. Une semaine avant l’événement je m’inscris avec un ami, Meng, $35 l’événement c’est plutôt bon marché. Merci MEC.

J’arrive sur le site de l’événement dès l’ouverture (7am). On se met en ligne pour retirer les dossards, une belle file d’attente se forme et on patiente dans les bois remplis de moustiques. Apres m’être fait aspirer la moitié de mon volume sanguin j’accède à mon dossard, passe au marquage et part installer mon vélo en zone de transition. Ici les emplacements sont libres, tu t’installes là où il y a de la place. Le fait que ta place ne soit pas imposée perturbe un peu le choix et tout le monde se questionne sur l’emplacement stratégique à prendre. Je m’installe au plus près de l’entrée en transition #2, je retrouve Meng, et on se dirige goûter l’eau à 19ºC. L’ambiance est bonne, on nous donne un rapide briefing, grosso modo :

  • Tu as pied partout pendant la nage.
  • Zone de sillonage à respecter : 10m.
  • Interdit à tout appareil électronique.
  • Pas de nu intégrale dans la zone de transition ou ailleurs pendant l’épreuve.

Le départ était prévu à 8h30, mais les retards engendrés nous font commencer à 9h.

Étant donné que l’eau est peu profonde, qu’il fasse courir dans l’eau pendant un bon 20/25m en entrant et un peu plus en sortant, quelques athlètes décident de ne pas porter de wetsuit. Je rencontre un ami, Olivier, avec qui on se retrouve régulièrement sur les triathlons.

29229898474_8ca9a09d78_o

On se place derrière une ligne tracée sur le sable, un décompte est rapidement fait et c’est parti ! Tout le monde s’élance en courant le plus loin possible dans l’eau (jusqu’à ce que le niveau dépasse les genoux environ) puis on plonge. On nage en longeant la plage, tout de suite les vagues se font ressentir et je bois pas mal d’eau. Peu de contact avec les autres athlètes, je suis plutôt bien placé, sans être dans le 1er pack, je reste malgré tout proche de celui-ci. Après 600m de nage on se redirige vers la plage pour un dernier 50 ou 100m de nage avant de retrouver l’eau à hauteur des genoux et je cours pour m’extirper de l’eau, 5 ou 6 athlètes devant moi marchent et je les doublerai facilement pour rejoindre la zone de transition les pieds plein de sable en 3ème position (alors que je sors de l’eau +/- 8ème).

La transition se passe assez rapidement, un peu de sable est enlevé des pieds grâce au wetsuit. Plusieurs athlètes ont un petit bac rempli d’eau pour se rincer les pieds avant de mettre leurs affaires. C’est une bonne idée pour ceux qui souhaitent du confort et rester propre mais dans un sprint, personne n’a le temps pour du confort. Je serre bien fort les chaussures une fois sur le vélo, bien immobiliser le pied dans la pompe évitera les frottements et ampoules ou irritations crées par le sable.

J’ai en ligne de mire 1 athlète, je me dis que je dois être second, mais j’imagine également qu’il doit peut être y en avoir d’autres devant. Dès les premiers 500m, mon ami Olivier arrive à mon niveau et me passe, je suis le rythme, on prend la tête de la course, et on s’échange la première place au fil du parcours suivant les parties ascendantes et descendantes. Puis arrive le demi-tour et première surprise ; un athlète est devant nous. On le croise alors qu’il revient en sens inverse ! Je ne l’avais pas vu celui là. Alors j’appui pour aller le chercher, Olivier reste non loin de moi, aux avant postes, et c’est dans les 5derniers kilomètres que je passerai le leader. Là je suis en 1ère place. Puis Olivier me repasse dans les derniers 300m pour poser le vélo quelques secondes devant moi (3 ou 5 secondes).

Je ne suis pas inquiet, je connais Olivier, en plus de partager le même prénom, on a fait plusieurs triathlons ensemble et c’est toujours en course à pied où habituellement j’arrive à faire la différence. Donc je pose le vélo, j’enfile chaussettes, chaussures, casquette, lunettes, dossard et en avant. Et là seconde surprise ; Olivier est déjà à 150m devant ! Il a très bien géré sa transition.

Le premier km passe, je lui reprends déjà 100m, puis plus tard, je vois des panneaux avec des flèches qui indiquent de tourner à gauche et Olivier a été tout droit ! Je hurle « OHOHOHOH, NON A GAUCHE » il s’arrête, me regarde, je lui indique à gauche, mais je doute en même temps… je fais demi tour retourne aux panneaux, oui c’est bien à gauche ! Le 3eme et 4eme arrivent, pas le temps de niaiser, Olivier court déjà en sens inverse, pour revenir sur le parcours, 25m aller + 25m retour qui le font passer à la troisième place. Je repars direct, je me place donc 1er, un athlète est second et Olivier 3eme tous à moins de 10 secondes les uns des autres (mais ça je ne le sais pas encore) Je cours « relax » le rytme est correct (4’/km) mais on est loin de mon rythme habituel de course. Arrive le km 2.5 où on fait demi tour et où je peux juger de la distance sur mes adversaires. Grosse surprise ! Ils sont 4 concurrents à moins de 10secondes. Il reste 2,5km, il est temps d’appuyer sur le gaz ! Je lance une attaque (enfin un rythme pas trop mauvais 3’40’’/km mais pour une attaque c’est pas intimidant). Sur ces 2,5km je ne me retournerai pas une seule fois, par contre Olivier me confiera que les 3 autres n’ont pas réussi à suivre (et on arrivera même à mettre 2min d’écart à l’arrivée avec le 3ème). Par contre Olivier tient le rythme, j’entends son souffle et ses pas. Les bénévoles que l’on croise nous disent que l’arrivée va être épique. Les autres concurrents que l’on croise également nous encouragent. Je remets une deuxième attaque lorsque je vois le panneau du dernier kilomètre. Olivier s’éloigne, du moins je ne l’entends plus. Puis le parcours nous fait passer par la plage, dans le sable ! Je perds mes appuis, les chevilles fléchissent, je m’enfonce, du coup Olivier me voyant galérer se met plus sur la droite et il à raison, c’est bien plus stable sur les accotements, le temps de sortir du bac à sable il est de nouveau sur mes talons, j’entend de nouveau sa respiration sur ma nuque. C’est les 500 derniers mètres et je suis en fractionné, 200m l’arche est devant nous, il est juste derrière mon épaule droite ! 100m je suis toujours devant et le sprint est lancé, les mains sont ouvertes les doigts tendus et mon expression faciale fait ressentir la douleur à chaque spectateur. Il passe devant moi ! 20m j’envoie tout ce qui me reste, le remonte, je me lance et nous passons la ligne d’arrivée ensemble !

Tout le monde nous félicite, personne ne sait qui passe la ligne 1er, avec Olivier on espère tous deux qu’ils nous classeront 1er ex æquo.

Puis arrivent les podium, et se fiant au chronométrage soit disant « méticuleux » de la puce ils nous départageront d’un centième de seconde. Je termine donc en 1h07’48.2’’ et Olivier en 1h07’48.3’’.

img_close-call

img_3158

1 réponse

Laisser un commentaire